Ce matin, grosse grasse matinée jusqu'à... 7h30 ! Visiblement, ça fait trop longtemps que je me lève chaque jour à la même heure.
Comateuse, je rejoins Adeline 2 qui prépare du thé. Mal réveillée, je me brûle fortement le pouce en voulant allumer le gaz avec un briquet, ce qui me permet de découvrir la fameuse armoire à pharmacie : des compresses mais pas de sparadrap, un désinfectant périmé depuis l'année dernière, et du lubrifiant pour préservatif.
Je récupère de la biafine dans ma valise, protège mon doigt avec une compresse, et fait tenir le tout avec une ficelle de sachet de thé. Quand on n'a pas, on fait avec ce qu'on a !
Dehors, il tombe des cordes. Il est 11h, et Gaël et Elisabeth ne m'ont toujours pas appelée, je suppose qu'ils se sont heurtées à la difficulté permanent de réaliser des choses dans le coin.
Déprimée et fatiguée, je retourne me coucher et me réveille, effarée, à 14h. Apparemment, j'arrive juste à temps pour le déjeuner.
En début d'après-midi, je regrette un peu de pas avoir pris le temps de recharger mon ordinateur la veille. Mais la maison de Warren est si loin...
Désœuvrée, je lis un peu et, vers 16h nous partons pour le village faire des courses. La lumière commence à baisser doucement : le ciel est redevenu bleu, et de longs nuages blancs et roses s'y effilochent.
Le chemin est très boueux et nous progressons lentement, portant nos bidons d'eau vides. Arrivé là-bas, et après les avoir déposé chez le pourvoyeur en eau du village, nous nous séparons. Maxime passe voir le peintre qui travaille sur les poubelles de bois qu'il va installer partout dans le village.
Adeline part faire une course, et je vais brancher mon ordinateur chez Warren, pour que la batterie puisse se recharger. La carte-mémoire de mon appareil photo étant pleine, j'en profite pour allumer l'ordinateur un instant et l'y vider. Aussitôt, je me retrouve encerclée par les petites filles de la maison. Elles m'observent avec intérêt avant de me demander qui est la fille avec moi sur le fond d'écran. Je leur réponds qu'il s'agit de mon petit-copain, et leur demande si elles n'ont jamais vu de garçons à cheveux longs. Apparemment, ça existe, mais c'est vraiment très rare...et plutôt dans les villes.
Je rejoins ensuite Adeline 1 au cybercafé. Malheureusement, le disque dur de celle-ci ne fonctionne plus, et je peux seulement répondre aux mails et commentaires, sans mettre réellement le blog à jour : tout ce que j'ai écris se trouvant dedans.
Maxime nous rejoins peu de temps après, et nous finissons nos courses de nuit. Les magasins sont quasiment indifférenciables des autres maisons, et nous devons nous approcher très près des portes pour voir s'il y a un stock de fruit posé quelque part.
Adeline 1 n'a presque plus d'argent, et elle passe chez Richard. Comme il n'y a pas de banque ici, ces parents ont fait un virement sur le compte de ce monsieur, et il est censé lui retransmettre la somme, en soles. Mais évidemment, il prétend n'avoir rien reçu, et refuse les papiers qu'elle lui présente. Au bout d'un moment de tension, il semble soudainement comprendre quelque chose, se détend, et lui assure en riant qu'elle pourra venir récupérer son argent le lendemain. On verra bien...
Pendant ce temps, Maxime a été nous chercher un motocar, et celui-ci nous reconduit jusque chez le marchand d'eau, où nous chargeons alors un bidon, trop chargés que nous sommes pour en emporter plus.
Nous rentrons dans le noir, et devons porter le bidon de 20 litres sur les derniers mètres : en voyant à quel point il était boueux, le motocar a refusé de s'engager sur le chemin.
Dans la cuisine, Mathieu a découpé une montagne de frites, et nous les faisons frire à la poêle. Adeline 1 teste ma recette de pancakes à la banane pour le dessert. Pendant ce temps, Maxime m'explique ce qu'il a déjà fait dans les écoles, que je puisse m'expliquer un peu avec le directeur de l'école 14 demain matin. Apparemment, nos trois axes de travail sont : l'adaptation au milieu, le phénomène d'extinction et l'évolution de l'homme. Dans un contexte extrêmement catholique, je mets prudemment de côté l'évolution de l'homme, surtout que je vais devoir m'adresser à des primaires. Je pense que, la semaine prochaine, je ferai l'adaptation des espèces à leur milieu. Demain, j'irai voir le directeur et, s'il est d'accord, j'irai chercher quelques images sur internet et je les imprimerai pour leur faire une présentation.
En attendant, je vais me coucher, je suis trop fatiguée pour y réfléchir plus longtemps.
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