Après un réveil un peu difficile à 5h30du matin, Jean-Michel a la grande gentillesse de nous déposer à Charles de Gaule en voiture. Arrivés à 7h dans l'aéroport, à 7h30, les valises sont enregistrées, mon billet dans ma poche, et il n'y a plus qu'à attendre avant l'entrée en zone d'embarquement. Victor a eu la gentillesse de m'accompagner et il attend avec moi:
Après une entrée en zone d'embarquement un peu difficile à 9h heure française, j'ai finalement pu monter à bord du vol inaugural de la ligne Airfrance vers le Pérou (apparemment, ça faisait 16 ans qu'il n'y avait pas été). Ce fut un grand honneur car j'y ai gagné un magnifique certificat que je conserverai précieusement, ainsi qu'un superbe porte-clef souvenir de l'événement disant "Remove before flight"... Comprenne qui pourra !
Après une entrée en zone d'embarquement un peu difficile à 9h heure française, j'ai finalement pu monter à bord du vol inaugural de la ligne Airfrance vers le Pérou (apparemment, ça faisait 16 ans qu'il n'y avait pas été). Ce fut un grand honneur car j'y ai gagné un magnifique certificat que je conserverai précieusement, ainsi qu'un superbe porte-clef souvenir de l'événement disant "Remove before flight"... Comprenne qui pourra !
Le vol s'est très bien passé, malgré de nombreuses annonces de turbulences que nous n'avons pas vraiment ressenties dans l'avion, et le fait que mes oreilles ne se soient pas débouchées de tout le trajet. J'y ai fait la connaissance de Denise, colombienne, étudiante en science de l'environnement en France, et qui rentrait chez elle pour les vacances. Ainsi que de Charles, un Lillois très détendu qui allait rendre visite à un ami sans avoir fait le moindre vaccin ni pris le moindre médicament. C'était vraiment agréable de pouvoir discuter avec eux au cours du vol, notamment au décollage et à l'atterrissage, moments toujours un peu stressants en avion...
Concernant le vol lui-même, je pense que je ne me suis jamais autant ennuyée de ma vie. Levée depuis 5h30, j'étais bien trop épuisé pour regarder un écran ou lire... mais j'étais beaucoup trop nerveuse pour dormir.
Ceci étant, la fin du voyage a été adoucie par les incroyables paysages que j'ai pu voir par le hublot (merci à Papo et Manou pour ce placement remarquable), et que je n'ai malheureusement pas pu prendre en photo du fait du double vitrage.
La forêt vierge vue du ciel est un spectacle inoubliable. Au début, on croit voir la mer tant tout est uniforme, puis les contours se précise et l'on se rend compte que ce qu'on a pris pour des vagues est en réalité le moutonnement de milliers de cimes d'arbres, et ce à perte de vue. De temps à autre, une rivière boueuse, rouge de la terre charriée par les pluies très violente de cette région du monde. Je pense avoir vu l'amazone à un moment: sur la carte projeté dans la cabine, nous étions apparemment juste au-dessus, et j'ai pu voir par le hublot, un fleuve d'une largeur incroyable, aux bras multiples, qui se scindaient, se réunissaient, puis se rescindaient encore, formant des motifs compliqués et miroitants au soleil.
En approchant de Lima, le paysage s'est brusquement transformé car nous avons atteint la Cordillière des Andes. On a peine à penser que des gens aient pu sérieusement considérer de s'installer dans une région pareille, à fortiori d'y construire une ville. Sur des kilomètres, la terre est comme du papier-carton chiffonné : des montagnes brunes et nues, très raides et marquées, se succèdent sans discontinuer, créant une multitude de minuscules vallées aux parois presque verticales. Et pourtant, c'est en plein milieu de ce paysage lunaire que les péruviens ont construit une capitale qui regroupe un tiers de leur population. Du ciel, Lima est une ville monochromatique : le brun pâle de la roche donne aux bâtiments un aspect presque poussiéreux, et un peu triste. Effet renforcé par une épaisse couche de nuages gris qui, m'a-t-on dit, est presque permanente.
Le débarquement s'est fait avec quarante-cinq minutes de retard, et j'ai donc posé le pied au Pérou à 16h30 heure péruvienne, c'est à dire 23h30 heure française, dans un état de fatigue assez écrasant.
Sur le tapis, comme dans tous les aéroports du monde, plein de valises qui n'appartiennent à personne, et la mienne environ une demi-heure plus tard. A la sortie, le taxi m'attendait avec l'habituel pancarte "SCHASSNER" et j'ai pu constater que, bien que très rouillé, mon espagnol restait compréhensible.
S'en est suivi une bonne heure de trajet jusqu'à l'hôtel, au cours de laquelle nous avons logé un océan pacifique très houleux... mais qui doit sûrement être toujours ainsi vu le nombre de surfeurs que j'ai pu y voir. Sur les fils électriques, des brochettes de cormorans malmenés par le vent et, au ras des vagues, ce que j'ai eu du mal à identifier comme étant d'énorme pélicans.
Je pense que le chauffeur s'est beaucoup amusé de mon émerveillement, le pélican semblant être un équivalent local de la mouette méditerranéenne.
Arrivé en centre-ville, la conduite de mon chauffeur s'est subtilement modifiée, et j'ai pu constater que l'impact culturel de l'Espagne sur le Pérou ne s'était pas arrêté à la langue. Honnêtement, j'ai plusieurs fois fermés les yeux tant il me semblait évident qu'on allait emboutir un piéton. Enfin, comme dirait mamie, ils n'ont qu'à être sur les passages cloutés !
Du point de vue du décor, le centre ville est très différent de la périphérie : les bâtiments y sont beaucoup plus haut, et la cohérence répétitives de la banlieue fait place à un curieux mélange de ruines en démolition, de marchands à la sauvette, de panneau publicitaires immenses et de KFC (beaucoup).
Arrivée à l'hôtel, je règle la nuit, l'aller et le retour du lendemain d'un coup à la réception. Il est 19h30 au Pérou, c'est à dire deux heures et demi du matin en France. Je n'ai pas dormi depuis 21h et je prends à peine le temps de m'enduire du nécessaire anti-moustique (il n'y a pas de moustiquaire) avant de m'endormir d'un coup.
| La photo de moi en baroudeuse pour Marine |
| La vue depuis ma chambre à l'hôtel |
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