mardi 19 juillet 2011

15 juillet

Ai encore rêvé d'araignée... J'ai ouvert les yeux dans un demi-sommeil vers 3h du matin, et me suis retrouvée à 5 cm de la monstrueuse araignée velue que nous avions vu sur le chemin hier. Sur le moment, même panique que la dernière fois: dans mon mouvement de recul, j'ai débordé la moustiquaire et ma lampe de poche, qui était coincée dedans, est tombée. J'ai donc du aller récupérer mon briquet m'allumer une bougie pour constater que, comme la dernière fois, il n'y avait rien du tout. Par acquis de concience, et aussi un peu parce que mon coeur est monté à 150 pulsation par minute, je vérifie minutieusement les draps, et les plis de la moustiquaire mais non, il n'y a vraiment rien. Je reborde tout soigneusement, je vérifie une dernière fois qu'il n'y a bien rien, puis je souffle ma bougie à travers la maille de la moustiquaire. Je dois néanmoins m'y reprendre à plusieurs fois: mon mal de gorge me coupe le souffle. Je fixe longtemps le plafond avant de réussir à me ré-endormir.
Comme prévu, ce matin, je n'ai absolument plus de voix. Si je force un peu, on dirait Sylvester Stalone, mais je ne peux pas faire mieux. Je prend directement une pastille pour la gorge avant de descendre petit-déjeuner. Bonne nouvelle néanmoins: je n'ai plus du tout mal au ventre.
Dans la cuisine, je soulève de nombreuses protestations face à mon tas de médicaments. Il faut dire qu'avec mes probiolog, ma malarone, ma pillule, ma canneberge qui sont les comprimés habituels, auxquels s'ajoutent les médicaments pour la gorge prescrits par Papo, ça commence à faire beaucoup...
Je suis en train de boire douloureusement un thé quand Gaël arrive. Je l'ai attendu pour règler le sort de l'appareil photo car c'est sûrement celui qui s'y connait le plus. Il me conseille de le rincer à l'eau claire puis de la laisser bien sécher toute la journée, ce que je fais aussitôt. A l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai toujours pas osé le rallumer. D'abbord parce que je ne suis pas sûre qu'il soit sec... Et d'autre part parce que je ne saurais pas vraiment quoi faire si jamais il ne se rallume plus !
Je finis rapidement de ptit-déjeuner de deux tartines que j'ai obtenu par faveur, parce que je suis malade: on est en fin de budget, et il n'y a plus rien à manger, les garçons se sont carrément fait des pâtes.
Je rassemble mes affaires et part pour l'école 14. Je n'ai toujours pas retrouvé ma voix, mais j'aimerai rencontrer le directeur pour lui expliquer le problème, et qu'il puisse le constater par lui-même, sachant que je ne suis pas allée en cours depuis mardi.
Le soleil tappe très dur sur la route, et les seules ombres sont celles des grands urubus (des vautours noirs) qui tournoient dans le ciel. De la musique sort des maisons mal isolées que je dépasse, dont un certains nombres de tubes qu'on entends aussi en France, mais dont je ne connais pas les noms. Avec l'inauguration de la banque qui a lieu aujourd'hui, tout le village va profiter de l'électricité toute la journée, et ils en profitent en mettant le volume de leurs radios à fond.
J'ai chaud et j'ai mal aux mollets: la poussière de la route irrite mes plaies. Néanmoins, et c'est un gros coup de chance car personne ne passe jamais sur cette route, j'entends un motocar qui arrive dans mon dos. Je l'arrête et commence à demander ses tarifs quand il m'interrompt: "De toutes façons j'allais par là, c'est bon monte, je t'avance un peu". Ravie je grimpe à l'arrière, et il me dépose donc gratuitement, à mi-chemin de ma destination.
Je rejoins rapidement l'école 14, mais on m'y apprends que le directeur n'est pas là, car il est invité à l'inauguration du guichet de la banque nationale à Lagunas. Il y avait une banque dans le village, il y a quelques années, mais elle a brûlée. Personne n'avait pu être mis en cause, mais il est clair qu'elle devait gêner un certain nombre de personnes. Dans le village, il y a des espèces de prêteurs sur gage, qui se chargent d'alimenter le village en argent, et qui prennent un bon 10% de toutes les transactions.
L'ouverture de ce nouveau guichet est donc un évènement local extrêmement important, auquel sont conviés tous les notables.
J'attends tranquillement l'heure de la récréation en prenant des notes dans mon carent, entourée par un cerle d'enfants qui restent juste là, à me regarder. Quand la cloche sonne, je vais discuter brièvement avec les professeures qui sont encore là, et qui se montrent très compréhensives face à mon problème. Elles me proposent de revenir lundi, en me recommandant de bien me soigner.
Tranquilisée, je repars vers la banque, car j'aimerai obtenir un certain nombre d'information à son sujet. Sur le chemin, je croise une espèce de gros motocar qui vend des jus de fruit, et qui l'annonce au micro avec une voix qui rapelle certaines des scènes du Roi et l'oiseau. Les rues sont désertes car tout le monde fuit la chaleur, et la scène est assez suréaliste. De fait, je loupe le croisement et dois redemander mon chemin pour trouver la banque.
Il y a un monde fou devant le petit bâtiment, de la musique très forte, et tout est décoré de rouge et de blanc, les couleurs du Pérou. Devant la porte, quatres hommes à casquette, qui ont l'air vaguement officiels mais dont j'ignore si ce sont de simples vigiles ou des agents des forces de l'ordre, arborrent visiblement de lourdes mitraillettes, debouts, en plein soleil.
Visiblement, la banque est inaugurée, mais elle n'est pas pour autant ouverte. J'interroge les gens dans la foule, mais personne ne peut me renseigner. Je finis par aller directement parler à un vigile qui, bien qu'un peu décontenancé (je suis une gringa ne l'oublions pas) me répond très poliment. Apparemment, la banque ouvre en début d'après-midi (traduction: pas avant 16h) et il sera possible d'y retirer de l'argent à l'aide d'une carte VISA (traduction: c'est techniquement envisageable, mais il faudra redemander directement à un guichetier).
Et oui, au Pérou, la barrière de la langue est triple: ce n'est pas du français mais de l'espagnol, leur accent est parfois inattendu (lle se prononce yé en espagne et djé au Pérou), et en plus, ils ont tendance à donner avec certitude des suppositions. Pas par méchanceté hein, juste ils ont très envie de pouvoir répondre à la question qu'on leur pose, et ils le font même quand ils ne possèdent pas tous les éléments de la réponse.
En repartant, je croise Blanca et Adeline, qui sont allé voir si cette dernière pourrait jamais récupérer les sous que ses parents lui ont envoyé sur le compte d'un des prêteurs de la ville, avant qu'une succursale n'ouvre ici. Puis Maxime, dont tout le matériel est dans l'école 56, qui est fermée du fait de l'inauguration de la banque. De fait, il est venu à l'inauguration pour essayer de retrouver le directeur pour qu'il lui prête les clefs. Mais, manifestement, l'inauguration de la banque est plutôt un prétexte pour avoir un jour de congé, car il ne se trouve visiblement pas là.
Je repars d'un pas tranquille : comme je n'ai plus rien à faire ce matin, je ne suis pas pressée. Mais le soleil écrase tant la route, que je commence à guetter un motocar vide.
Je suis sur le point d'en héler un quand Warren s'arrête en moto à ma hauteur, et me demande si  je me rends à la Media Luna. Comme j’acquiesce, il me fait signe de monter, ce que je fais aussitôt, ravie de ne pas avoir à marcher sous ce soleil. Mais je déchante vite.
D'abord, il n'y a rien pour poser ses pieds sur les côtés, et je ne sais pas trop quoi faire de mes jambes. De plus, je porte des tongues et, dès que je pose mon talon contre l'axe de la roue, ma chaussure commence à tomber, m'obligeant à relever vivement le pied. Je suis donc dans une position extrêmement inconfortable mais en plus, comme si cela ne suffisait pas, Warren, qui est charmant par ailleurs, s'avère être un conducteur extrêmement approximatif. Nous ne roulons pas vite heureusement, la route ne nous le permet pas, mais il prend les bosses et les creux sans douceur, et je manque plusieurs fois de tomber de mon siège. Quand il me dépose à la Media Luna, je suis toute courbaturée d'être restée crispée.
Pleine de la poussière de la route, je fonce sous la douche. Mais je n'y reste pas longtemps car l'eau est très froide, et je ne suis pas sûre que ce soit idéal dans mon cas. Je me serais volontiers lavée les cheveux mais tant pis, il fait trop froid et trop humide, je le ferai plus tard.
De la chambre que nous partageons quand elle ne dort pas au village, Anaïs me dit de faire attention, car il y a une insula qui est entrée dans le Tambo. Je me sèche rapidement, m'habille et vais voir. Effectivement, et en plus c'est un soldat ! Les insulas sont de grosses fourmis noires dont la piqûre est extrêmement douloureuse, et entraîne de la fièvre, et parfois même des hallucinations. Techniquement, cet animal est bien plus dangereux qu'une mygale... Mais je suis trop familière des fourmis pour en avoir peur au-delà de la prudence nécessaire. Je sais à quelle vitesse elle peut se déplacer, si elle est stressée ou non, agressive ou non. Calmement, j'attrape la bassine qui sert à faire la lessive et, d'un coup de poignet, projette l'insecte dedans. Vite, j'ouvre la porte du tambo, et d'une secousse vide la bassine. La fourmi atterrit dans l'herbe et y disparaît aussitôt.
Entendant discuter, je descends à la cuisine. Là, Maxime et Adeline 1 font les comptes avec Warren. Au momenjt où celui-ci leur donne leurs primes de mobilité, je proteste que j'aurais bien besoin d'en avoir une aussi, et que le fait que Maxime puisse m'emmener avec la sienne ne m'arrange pas du tout car nos horaires ne sont pas synchronisés. Répondant à ma demande sans résoudre le problème, Warren partage la prime de Maxime en deux... Ce qui revient au même qu'avant, sauf que maintenant nous sommes deux à ne plus être vraiment libres de nos mouvements ! Je profite de l'occasion pour rembourser aux autres ce que je leur dois sur les courses.
Warren parti, je prépare du thé tandis qu'Adeline 1 prépare une grande carte de Lagunas en collant des morceau format A4 ensemble. Maxime, lui, commence à faire bouillir l'eau pour le déjeuner.
Celle pour le thé bout. Je récupère la grosse bouilloire en aluminium que j'ai posé sur le gaz, en la tenant avec un torchon pour que la poignée, cassée, ne cède pas.
Le temps qu'Adeline et moi buvions notre thé, Mathieu et Adeline 2 reviennent avec les courses. Maxime en profite pour récupérer assez de pâtes pour tout le monde, et Adeline 1 fait cuire des œufs durs pour aller avec.
Après déjeuner, j'ai un peu le temps d'écrire, mais il faut que je me dépêche car j'ai rendez-vous avec Gaël et Elisabeth, devant la banque, à 16h30, pour faire la traductrice dans leur enquête sur la maladie qui ravage les élevages de poulets du village.
Souhaitant retirer de l'argent à la banque, je pars dès 15h, mais je me fait intercepter par Blanca qui, partant ce soir, veut s'assurer auprès de moi que tout se passe bien ici. Je discute un peu avec elle, mais prends vite congé pour ne pas être en retard. A peine 10 mètres plus loin, c'est au tour de Warren, qui veut savoir où je vais, pourquoi, et si ma gorge va mieux. Là encore, j'écourte autant que possible, mais je sens bien que je prends du retard sur mon horaire.
Je marche vite sur le chemin de terre, mais le soleil tape fort, et je n'ose pas trop forcer. Arrivée au village, je constate que je vais arriver devant la banque juste à l'heure pour retrouver Gaël et Elisabeth, et que je n'aurais sûrement pas le temps de passer au guichet.
J'essaye d'accélérer encore quand je vois des enfants qui lancent des pierres contre un mur. Amusée, je m'approche, quand je constate qu'il y a quelque chose qui bouge au pied du mur, et qui se sauve. J'accélère le pas pour voir de plus près, mais l'animal s'est déjà réfugié sous une espèce de poulailler.
Je rejoins le groupe d'enfants, qui semblent inquiets de ma présence, et j'entame la discution avec une des filles les plus âgées. Je lui demande de quel animal il s'agit, et elle me répond que c'est un caméléon. Vu la forme et la taille de l'animal que j'ai vu s'enfuir, je traduis intérieurement par iguane. Je lui demande alors s'ils veulent le manger, ce à quoi elle répond non. Je lui demande si c'est un animal dangereux ou nuisible, et là encore sa réponse est négative. Je lui demande alors pourquoi ils veulent tuer un animal qui n'est ni nuisible ni comestible. Elle me répond que c'est pour jouer mais déjà, je sens que sa propre réponse la met un peu mal à l'aise.
A cet instant, la vieille dame qui habite dans le jardin voisin me dit qu'elle possède un lorie, et qu'il est à vendre si ça m'intéresse ! Je décline poliment.
Je ne sais vraiment pas par quel bout prendre le problème. Ici, tout le monde tape sur les chiens, les chats et c'est normal : les enfants ne sont jamais réprimandés par leurs parents quand ils le font. Je ne peux donc pas les engueuler, ça ne servirait à rien. Tout ce que je peux faire, c'est leur poser des questions gênantes et les laisser y réfléchir... en espérant qu'un jour les connections se feront.
Pour le moment, l'iguane est indélogeable, et je suis très très en retard.
A regret, je repars vers la banque, ne pouvant qu'espérer qu'ils ne l'attraperont pas.
J'arrive sur la place d'armes à 16h45, avec un quart d'heure de retard sur le rendez-vous, et plus le temps de passer au guichet. Je m'excuse platement auprès de Gaël et Elisabeth, constatant au passage que Maxime est avec eux. Gentiment, ils me proposent de passer à la banque tout de même : personne ne semble y attendre, et ce n'est vraiment pas tout près !
A l'intérieur, il y a des ballons accrochés partout, des employés en costume-cravates et la climatisation au maximum.
Je discute un moment avec le guichetier qui m'explique comment passer par Moneygram pour récupérer de l'argent depuis la France. Je profite de l'occasion pour changer 36 dollars oubliés dans mon sac, qui se transforment miraculeusement en près de 100 sols !
Mais le guichetier ne devait pas avoir l'habitude, l'opération de change a bien pris 20 minutes.
Gênée de les avoir retardés encore plus, je sors rejoindre les autres dès que possible, et nous partons dans le village.
Le but de la manœuvre est d'aller interroger les éleveurs de poules pour se rendre compte des conditions de salubrité généralement peu glorieuse des élevages.
Nous discutons avec de nombreuses personnes, devant leur porte, ou dans leur maison, qui nous montrent le jardin où ils élèvent quand ils en ont un, et qui marmonnent des explications inarticulées, que même Maxime ne comprend pas toujours, alors qu'il est ici depuis plus de 4 mois !
La dernière maison de la soirée est la bonne : l'homme qui y vit a une poule et un poussin qui sont visiblement en train de mourir. Elisabeth les examine tandis que je traduit les explications sanitaires de Gaël sur les précautions à prendre. Nous les lui laissons pour ce soir car il y a des poules là où Gaël et Elisabeth logent, et des perroquets à la Media Luna. Nous repasserons les prendre demain matin, en espérant que Warren a bien réservé une des salles de l'hôpital, seul lieu où nous pourrions faire une autopsie sans risque de contamination.
Gaël et Elisabeth me donnent rendez-vous pour que je m'occupe de la traduction, et aussi parce qu'ils savent que je ne vais sûrement pas rater ça !
Nous nous séparons devant le terrain de foot, les vétérinaires rentrent chez eux, et Maxime et moi partons vers la maison du charpentier, avec lequel Maxime doit discuter.
Pendant qu'ils parlent, je discute avec les gamins devant la maison, qui jouent à lancer des bouchons de bouteille. Le but du jeu est de les envoyer dans un triangle dessiné au sol, puis de toucher ensuite les autres bouchons avec le sien pour les gagner. Je les observe jusqu'à ce que Maxime ressorte, et nous repartons ensemble pour la Media Luna. Là-bas, un grand plat de pommes de terre taillées en frites nous attend.
Maxime va prendre une douche et, à peine est il sortit que Mathieu arrive pour faire frire les frites. Peu de temps après, Blanca et Milagro viennent nous rejoindre, apportant des bananes et des tranches d'ananas frais avec elles. Elles partent dans deux heures et ne savent pas quoi en faire ! Nous si : nous mettons les bananes de côté, et savourons le meilleur ananas que j'ai jamais mangé.
La vétérinaire s'inquiète que ma voix semble s'être encore dégradée, et finit par m'envoyer chercher un corticoïde dans la pharmacie des singes. En revenant, je plaisante en lui disant que, grâce à elle, non seulement je n'aurais plus mal, mais que ça me fera un beau poil brillant. Elle rit mais me précise que, bien que ce médicament soit utilisé pour les singes, c'est à la base un produit d'usage humain. Blanca est en train de distribuer des bonbons à tout le monde, quand le bruit d'un motocar se fait entendre. C'est celui qui les emmène prendre leur bateau. Tout le monde leur dit au revoir et, sur une dernière recommandation médicale de Milagros, elles s'en vont.
A 21h, nous avons fini de faire frire les frites, et nous attendons avec une certaine impatience que les 2 Adelines arrivent avec le poulet, qu'il va encore falloir faire cuire.
Elles finissent par arriver en se disputant sur la cause de leur retard. Trop affamés, nous coupons court, et reportons les explications au moment où il n'y aura plus qu'à attendre. Adeline 2 découpe le poulet, pendant que Adeline 1 fait chauffer de l'eau dans une grosse casserole, et y ajoute des tomates coupés, de l'ail, de l'oignon et, pour une raison qui m'échappe, un cube de bouillon de poule.
Quand tout est sur le feu, qu'il n'y a plus qu'à attendre, les explications commencent, chacune expliquant que c'est l'autre qui a passé trop de temps sur internet.
Il n'est pas très tard, mais ça fait bien 3h que la nuit est tombé, et je m'endors à moitié, impatiente que tout soit cuit. A la dernière minute, Mathieu remet brièvement toutes les frites un coup dans l'huile pour les réchauffer.
Ah ! Ca fait longtemps que je n'avais pas mangé de la vraie viande ! Celle-ci est bien cuite mais elle a un goût très fort, presque comme du gibier. Ce n'est pas très bon mais j'en savoure chaque bouchée. A peine mon assiette finie, je débarrasse et prends congé car je ne tiens plus debout.
Je me tartine généreusement d'eurax sur toute la longueur des jambes, m'enroule dans la couette bras à l'extérieur pour éviter de me gratter, et m'endors.

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